Le débat fait rage depuis plusieurs semaines sur la blogosphère. Est-ce réellement le début de la fin pour Flash, Silverlight et JavaFX ?
HTML5 : évolutionnaire et non révolutionnaire
D’entrée de jeu, je tiens à préciser que je suis un partisan des « standards ouverts», ceux-ci contribuant grandement au noyau structural du Web. Par contre, je considère l’arrivée du HTML5 comme évolutionnaire et non révolutionnaire. Je m’explique. Le HTML5 tend - entre autre - à reproduire ce que Flash, Silverlight et JavaFX possèdent aujourd’hui, mais pas nécessairement ce que ces technologies posséderont demain…
Comme les spécifications finales ne seront pas complétées avant 10 ans, ne comptez pas sur une inaction d’Adobe, Microsoft et Sun. En fait, par le temps que l’adoption du HTML5 soit à un niveau d’ubiquité, Flash, Silvelight et JavaFX auront probablement évolués de quelques versions introduisant de nouvelles fonctionnalités requérant encore leur utilisation.
HTML5 gagnera en traction au fil des prochaines années et plusieurs de mes futurs développements l’utiliseront sans nul doute. Par contre, pour le développement de certaines applications - dont la plupart reliées à la vidéo sur IP multiplateforme, Flash et Silverlight demeureront des incontournables. De prétendre que le HTML5 mettra aux oubliettes Flash et/ou Silverlight à court terme est de la pure fiction…
Les fonctionnalités actuelles du HTML5 peuvent sans doute rivaliser en partie avec Flash ou Silverlight, mais ses avancées sont attendues depuis longtemps. Elles devraient finalement permettre de normaliser les fonctionnalités offertes par les plugiciels propriétaires qui ont, pour leur part, eu la chance de cuire au four pendant quelques années…
Au fil du temps, bien des fonctionnalités manquantes au HTML5 à l’heure actuelle y seront incorporées, mais pour le moment, et à titre d’exemple, une fonctionnalité toute aussi simple que d’afficher une vidéo en plein écran est chose impossible – à moins d’y aller de façon très créative. Et qu’en est-il de la possibilité de pouvoir rouler des applications hors fureteur? Des applications sur mobiles ? De la facilité d’utilisation des outils de création pour les designers Web? Des applications Web 2.0 à la UStream permettant non seulement d’afficher, mais également de capturer et compresser la vidéo via le client Flash? Une technologie comme Silverlight offre des fonctionnalités extrêmement avancées, un modèle de programmation bien plus riche et rapide (C#) ainsi que la capacité de rouler des applications hors fureteur.
Inconsistance dans les implantations
Le HTML5 est un standard en construction. Et malheureusement, d’un fureteur à l’autre vous allez retrouver une implantation différente du « standard ». On n’a qu’à regarder aller le débat autour des codecs… Le H.264 – codec non ouvert – a été retenu par Safari et Chrome alors que Ogg Theora l’est par Firefox, Opera…IE, qui demeure encore le fureteur le plus utilisé (ne pas confondre avec poupularité), n’a quant à lui aucun positionnement officiel côté codec à l’heure actuelle. De plus, toutes trois des compagnies suivantes, Microsoft (Silverlight), Adobe (Flash) et Sun (JavaFX) sont impliquées dans les efforts du HTML5, mais chacune d’elles défendra également – avec raison - le besoin d’utiliser sa technologie.
Nous en avons donc pour un bon petit bout avant de voir les efforts du HTML5/CSS3 finalisés et reste à savoir quelles parties seront implantées de façon consistante à travers le spectre des fureteurs…
Une chose est claire, le HTML5 sera de plus en plus utilisé pour le développement d’applications Web. Par contre, pour le développement de jeux en ligne, d’applications immersives, et plus spécifiquement dans l’industrie de la vidéo par IP et du développement d’applications de diffusion interactives et multi plateforme, les développeurs demeureront probablement attachés à Flash et Silverlight pour encore plusieurs années.

Hier, Microsoft a présenté 


