Je vais déroger quelque peu de ce que je traite habituellement dans mes billets pour vous parler des réseaux haut débit au Canada. À vrai dire, ce sujet n’en est pas si éloigné et est au contraire la fondation qui permet de livrer les services et solutions de vidéo sur IP que nous avons aujourd’hui.
Hier, j’assistais à une conférence intitulée “Les réseaux à très haut débit” et qui fait partie des soirées Interface(s) organisées par la SAT. Description de la conférence :
Alors que l’Asie, l’Europe et les États-Unis ont mis en place des plans très agressifs pour brancher leur économie sur ces réseaux, l’absence de stratégie canadienne engendre un grave retard à coûts très élevés pour notre futur économique, culturel et environnemental. Qu’est que le THD optique? Pourquoi est-ce si important? En chiffres et en faits, quel est le portrait mondial actuel? Pourquoi n’en parle-t-on pas? Que peut faire le Québec dans ces conditions?
Je ne vous apprendrai rien en vous mentionnant que Montréal, en 2000, était considérée comme capitale mondiale de l’expertise et du développement en technologies optique. Quelques années plus tard, nous voici déclassés. Nous avons également pris du recul quant au pourcentage du nombre d’abonnés connectés en haute vitesse. Encore en 2003, le Canada figurait au 2e rang, alors qu’aujourd’hui selon certaines études, nous avons été rétrogradés au 10e.
Alors que nous nous battons pour obtenir quelques Mb/s supplémentaires via des technologies de plus en plus désuètes maximisées (DSL et câble), au Japon, ils seront près de 57% en 2010 à être branchés par fibre (FTTx). Au Canada, ce pourcentage est tout près du zéro actuellement. Les débits fournis par la fibre ne sont pas comparables. Alors que les limitations du DSL oscillent autour des 24-25 Mb/s, une connexion Fiber to the Home (FTTH) peut facilement grimper jusqu’à 1 Gb/s.
Robert Proulx, vice-président télécommunication chez XITTEL, mentionne que pour rattraper ce retard, il faudrait que la connectivité IP fasse partie des infrastructures municipales, au même titre que les égouts, l’eau et l’électricité. Si le Canada veut se redonner une image de leader et par le fait même attirer nombre d’entreprises internationales, il faudra que ça bouge et rapidement. Un beau projet pour le plan numérique du Québec n’est ce pas ?…
Un autre sujet discuté, touchait le Green Economy et comment l’Internet pouvait contribuer grandement à contrer les émissions de CO2. Voici donc en conclusion une entrevue avec Bill St-Arnaud, Chief Research Officer chez CANARIE Inc., réalisée par Christian Aubry et qui nous propose l’idée originale des Carbon Rewards et comment offrir un lien de fibre optique gratuit aux particuliers.




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