Samedi soir, YouTube nous offrait un spectacle en direct sur Internet de grande envergure. Le chiffre de 700 000 internautes simultanés peut sembler énorme, mais il est encore loin de pouvoir rivaliser avec les télédiffuseurs traditionnels. D’ailleurs, ce résultat se compare à plusieurs autres webdiffusions qui ont eu lieu depuis 2000.
Dan Rayburn y est allé d’un billet sulfureux envers YouTube aujourd’hui. Bien que j’ai apprécié l’initiative et le spectacle, je partage plusieurs des points soulevés par Dan. YouTube a un modèle d’affaires boiteux, est surévaluée et est pour le moment le passe-temps le plus dispendieux de Google.
I think too many people were expecting YouTube to roll out their own webcasting service, which makes no sense. If YouTube were to do that, they would not do it via their own network and would have to use a content delivery network. But the bigger question is does YouTube really need a live service? Absolutely not. If they can’t make money with on-demand video, they won’t make it with live content either.
Mais ce sont surtout les lignes en réponse à un billet sur TechCrunch qui ont retenu mon attention :
Of course YouTube did not stream the event themselves and used a CDN. Who did they think was going to do this? Even TechCrunch says, “We’d heard rumors that Google had partnered with one of the big three live streaming services - Mogulus, Ustream or Justin.TV”, “But instead of working with them, or building their own streaming media CDN, they chose to work with Akamai.” Who does TechCrunch think Mogulus, Ustream and Justin.TV uses when they do large-scale live events? They aren’t CDNs either. So even if one of them was “used”, the event would have gone through Akamai, Limelight or another third party anyway. Why is anyone surprised by any of this? How is this a story?
Je suis fort étonné de voir TechCrunch faire une telle analyse et de mettre dans un même panier les Mogulus, UStream et Akamai. Et, pourquoi donc YouTube mettrait-elle en place sa propre infrastructure ? Ça ne fait tout simplement pas de sens. TechCrunch mentionne également que le P2P pourrait être la solution miracle aux problèmes d’extensibilité d’une infrastruture de diffusion classique, ce qui est loin d’être complètement vrai. Bien que le P2P ait fait quelques percées au cours des dernières années pour la diffusion en direct - LiveStation étant un bon exemple - les preuves sont encore à faire.




J’avoue avoir du mal à comprendre comment les USTREAM et MOGULUS de ce monde font pour financer la bande passante requise par leurs services tout en offrant ceux-ci gratos à leurs clients. Lesquels risquent de se réveiller un de ces jours avec une très mauvaise surprise — clé sous la porte ou bien service payant.
J’ai bien aimé la sagesse de Guy-Charles Pelletier, dans l’entrevue qu’il nous a accordée à Webcom : io ne faut pas baser son plan d’affaires sur la gratuité de ces services au risque de voir celui-ci s’écrouler sans préavis.
Connaissez-vous la Webtélé jeunesse Chétikoi.tv? Une webtélé avec une mission sociale d’insertion des jeunes. Allez faire un tour!
http://www.chetikoi.tv
@Christian - Disons que si le plan d’affaires est uniquement bâti sur la création d’une communauté pour la revendre…le contexte économique actuel en rattrapera quelques uns!