Le format HD-DVD a déposé ses armes il y a peu de temps et laissé le champ libre au format Blu-Ray comme prochaine génération du format DVD. Après une guerre de plusieurs années, ce n’est pas en criant victoire à tout rompre que le format Blu-Ray ressort de cette bataille. Dès le début, j’ai douté à la réelle nécessité d’introduire un nouveau format physique circulaire pour la haute définition. Je crois sincèrement que l’avenir utilisera un format sans disque et complètement “online”, et semble-t-il que je ne suis pas le seul à y croire.

D’un, les chiffrent démontrent clairement, que le niveau de satisfaction des utilisateurs ayant actuellement en leur possession un lecteur standard DVD avec convertisseur HD est élevé (plus de 35% des nouveaux lecteurs ont cette fonctionnalité). Ceux-ci sont amplement satisfaits de la qualité livrée par ses appareils et n’ont pas l’intention à court terme de s’équiper d’un lecteur Blu-Ray.

De deux, par le temps que le format Blu-Ray soit réellement adopté par le grand public, ce dont je doute, il sera à mon avis trop tard. Je me trompe peut-être, mais j’ai toujours cru que la prochaine méthode de livraison pour le contenu audio et vidéo serait par le biais de l’Internet. Microsoft l’a très bien compris en offrant maintenant un service de téléchargement de films via sa console X-Box. Même la PS3 emboîtera le pas sous peu. C’est un peu ironique pour cette dernière, car Sony, qui est le manufacturier de la PS3 et principal acteur du clan Blu-Ray, a dépensé des sommes astronomiques pour gagner la bataille des lecteurs-disques HD.

À l’instar de l’industrie musicale, celle de la vidéo suivra le même parcours. Alors pourquoi avoir dépensé tous ces milliards dans une guerre qui semble-t-il, n’aura servie qu’à démontrer lequel avait la meilleure machine marketing ? Toshiba en ressort amochée, et Sony, qui est en difficultés depuis quelques années, écorchée.

À vrai dire, ce sont peut-être les nouveaux joueurs de la livraison vidéo sur IP comme Microsoft, Apple, TiVo, SlingMedia qui en ressortent vainqueurs. Prenons l’exemple de Microsoft, qui même si elle avait une position dans le clan du HD-DVD, a son codec de compression VC-1 utilisé autant sur HD-DVD, Blue Ray que via Internet! De plus, par l’introduction de son service de location de film via sa X-Box, elle met le pied dans la cour arrière de joueurs bien établis. On n’a que se rappeler ce qui s’est produit en quelques années au niveau de l’industrie musicale pour comprendre ce qui s’en vient au niveau de la vidéo. Apple a clairement déclassé les manufacturiers de lecteurs CD qui tentaient de se positionner de façons maladroites dans la jungle de l’IP. La suite est histoire, Apple est pratiquement devenue un monopole de la musique numérique. Aujourd’hui, on n’achète plus de CD, on magasine des “tounes” en ligne, on les stocke sur disque dur et clés USB. Ma pile de 200 CD s’en voit réduite à une clé USB de 8 GB.

L’industrie du film et de la vidéo n’y échappera pas et subira le même sort. J’ai récemment fait les branchements nécessaires pour relier ma console X-Box par wi-fi à mon PC Media Center. Je peux visionner tous mes films et clips vidéo au travers une interface n’ayant nul besoin de support physique. Pour effectuer le transport de données à l’extérieur de ma demeure, je me relègue à ma clé USB 8 GB ou à des services de stockage en ligne et bientôt à des trucs comme Live Mesh. Future Shop vous vend des clés USB 8 GB pour 30$, des 16GB pour moins de 150$ et bientôt offriront des clés de 32GB. Où est l’avantage à me procurer un lecteur Blue Ray?

En voyez-vous un?

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