La CBC effectuait une première nord-américaine la semaine dernière en distribuant gratuitement, légalement et sans DRM une de ses émissions via BitTorrent.

Malheureusement, plusieurs internautes n’ont pu télécharger l’émission. Certains ont vu leur débit de téléchargement à peine dépasser les 40kbps. Résultat, plusieurs heures de téléchargement avant visionnement. Pourquoi? Et bien, simplement parce que certains fournisseurs d’accès Internet (FAI), tels que Bell et Rogers ont commencé à effectuer du “bandwidth throttling” pour tout ce qui est P2P.

Alors que l’on félicitait la CBC pour son initiative, plusieurs Internautes ont été frustrés par les mécanismes mis en place par les FAI.

Je ne suis pas sûr que ce soit uniquement des raisons de bande passante et de droits d’auteurs qui ont incité et qui inciteront d’autres FAI à mettre en place ce filtrage. Soyons honnêtes, l’Internet TV et le contenu média numérique prend de plus en plus d’ampleur et les grands monopoles commencent à frémir. Veulent-ils clairement ralentir le processus afin d’élaborer une stratégie de repositionnement? Il faut comprendre que le “bandwidth throttling” pourrait non seulement affecter les adeptes du téléchargement de contenu dit “illicite”, mais également les nouveaux joueurs média et telco majeurs tels que Joost, LiveStation, BabelGum et Skype vidéo qui utilisent la technologie P2P. Mais ça, ce n’est que mon opinion. Il est par contre clair que ça amène bien des questionnements quand à la net-neutralité du Canada et que probablement, un débat impliquant les paliers politiques devra faire surface sous peu.

D’ailleurs, voici, un excellent billet sur le sujet de Michael Geist, professeur en Droit à l’Université d’Ottawa.

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