Au cours de la dernière année, nous avons pu assister à la première grande poussée marketing autour du terme HD. Ce « pas si nouveau » buzzword est maintenant utilisé à toutes les sauces par toutes sortes d’industries, parfois même complètement à l’écart de l’univers de la vidéo. Nous en somme rendus au point ou même Lunetterie New Look nous propose des verres HD et Home Depot capitalise sur les lettres de son nom. La machine marketing s’est emparée du terme et la vidéo sur IP n’y échappe pas.
Cela dit, et pour remettre le HD dans son contexte télévisuel, des standards sont pourtant bel et bien établis quant aux choix des codecs (H.264, VC-1), résolutions (720p, 1080i, 1080p) et taux de compression. Ce n’est pas pour autant suivi à la lettre. Ainsi, en pratique, la qualité HD est généralement non atteinte, et ce, même par les télédiffuseurs. Pourquoi? C’est une question de rentabilité. Les opérateurs doivent par occasions diminuer les taux de compression ou les paramètres de résolutions afin de pousser le maximum de canaux dans un tuyau limité.
La vidéo sur le Web quant à elle en est encore à ses premiers balbutiements au niveau HD. Le HD est un gros terme marketing, et n’est pas nécessairement toujours utilisé correctement et de façon justifiée. Même Akamai, qui a annoncé à grandes pompes à l’automne dernier un portail présentant différents contenus HD, fait état de la confusion qui règne quant à la non-standardisation du HD pour le Web.
“There are many conflicting definitions as to what constitutes HD video online. Akamai has published a definition of HD video that parallels the industry standard broadcast definition of HDTV.”
Encoding Rates
While no definitive industry metrics are in place that specify encoding rates for HD-quality online video, 700 kilobits per second is a de facto standard for ‘recreational’ video quality, 2 megabits per second is the accepted standard for ‘TV quality’ video, and 4-6 megabits per second is the standard bit rate for ‘DVD quality’. Using these figures as a guideline, a standard encoding rate for ‘HD-quality’ video is approximately 6-10 megabits per second, depending on content.To even enter the playing field, a content delivery solution must support the delivery of files that:
• Achieve visual parity with broadcast video (by supporting VC-1 and MPEG-4 video standards)
• Handle the standards and resolutions of HD video (720p, 1080i and 1080p)A number of service providers can meet those standards today. Above that, to ensure a high-quality HD Web experience a delivery platform must also comply with the following technical criteria:
• Server deployment in the world’s largest high-throughput networks; and relationships established with those networks
• Support for the delivery, storage, and management of files greater than 2 Gigabytes
• Client-side technology that is deeply integrated into its delivery system to be deployed as appropriate
Ceci m’amène également à vous parler de formats. Flash s’est imposé comme le standard pour du contenu court et principalement livré en téléchargement progressif. Windows Media a su préserver sa position dominante au niveau entreprise ainsi que pour du contenu diffusé en direct. Mais qu’en est-il du HD sur le Web? Quel format fait ou fera figure de chef de file? Les deux prochaines années seront déterminantes. Une chose est certaine, il y a bel et bien une guerre qui s’est doucement amorcée et non seulement entre les joueurs que nous aurions pressentis. Flash, Windows Media (Silverlight) et Quicktime sont tous bel et bien présent, mais également des formats comme le DivX qui reprend tranquillement du terrain perdu sur le Web. La question des formats pour livrer de la vidéo haute-définition sur le Web est traitée avec cet excellent billet (découpé en quatre parties) écrit par Emmanuel Scotto.




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